LES AMIS DE LA CHAUTAGNE, DU CANAL, DU LAC, ASSOCIES POUR UN MEILLEUR ENVIRONNEMENT
LES AMIS DE LA CHAUTAGNE, DU CANAL, DU LAC, ASSOCIES POUR UN MEILLEUR ENVIRONNEMENT

 

PRÉSERVER L’ESPRIT DU LIEU

 

Premiers résultats de l’enquête sur l’avenir du lac du Bourget

 

      Grand Lac et le CISALB viennent de présenter un premier aperçu de l’enquête sur l’avenir du lac du Bourget dans les dix prochaines années, enquête qui s’est appuyée sur 23 entretiens avec des associations et des professionnels intéressés ou concernés par cet avenir, ainsi que sur 2526 réponses du grand public. Il en ressort qu’il faut avant tout « préserver l’esprit du lieu » alors que le site est de plus en plus fréquenté. D’une manière générale, les résultats de l’enquête rejoignent en grande partie les analyses et les préoccupations d’ACCLAME. 

 

     Avant une synthèse complète qui sera communiquée au 1er trimestre 2021, voici quelques-uns des points qui nous paraissent importants : 

  

    - concerrnant les activités de loisir, l’enjeu est triple : faire évoluer les modes de navigation en privilégiant les énergies douces et propres, sensibiliser les usagers au milieu naturel et à la diversité des pratiques, avoir une réglementation sécurisante, connue de tous et réellement appliquée

 

    - concernant les professionnels intervenant sur le lac et ses abords :   le défi est que leur activité permette de sécuriser la qualité de l'eau (lutte contre les pollutions de toute sorte), assure la préservation des milieux naturels (protection des roselières et de la biodiversité des rives) et développe le travail partenarial (en faisant remonter les informations sur l'état du lac, en communiquant sur les actions menées)

 

    - concernant l'accès au lac : la moitié des usagers accède au lac en voiture, d'où une saturation à la haute saison. L'accès au lac (par la route ou des cheminements piétonniers) ne doit pas nuire aux milieux naturels et elle doit s'appuyer sur les mobilités douces (en particulier le vélo). Il faut développer les transports en commun (bus, navette lacustre, train), éloigner autant que possible la circulation routière et le stationnement des rives du lac (en créant des parkings-relais temporaires ou permanents, reliés au lac par des navettes)

 

     - concernant la gouvernance : il faut renforcer le tôle et la coopération entre les instances actuelles : comité de lac (qui regroupe les élus), comité des usagers et comité technique (qui a la charge de la faisabilité des projets)

 

OCTOBRE 2020 :  Histoires d'eaux et de panneaux

 

 

L’ enquête publique concernant un forage d’eau potable à Brison-les-Oliviers, à laquelle Acclame a participé, met en évidence les problèmes liés à la consommation de l’eau. L’eau douce va devenir une ressource précieuse et limitée, tant pour sa consommation domestique (alimentation, nettoyage) que pour son utilisation agricole ou industrielle. Il convient donc d’être économe et d’éviter le gaspillage. Mais le problème n’est pas seulement quantitatif, il est aussi qualitatif. Certes la qualité de l’eau potable doit être irréprochable, mais les utilisations majoritaires de l’eau, dans la sphère domestique, agricole ou industrielle, n’exigent pas que celle-ci soit potable (seuls 10 % d’eau potable par rapport à la quantité totale d’eau consommée suffiraient). On pourrait donc envisager une distribution séparée selon la qualité de l’eau en fonction de son utilisation. D’ailleurs cette distinction est déjà à l’œuvre quand on récupère les eaux de pluie pour son propre compte.

 

 

 

 

 

Acclame a pris connaissance du projet de centrale villageoise porté par Grand Lac. Il s’agit d’encourager la production locale d’électricité renouvelable par la pose de panneaux photovoltaïques. Le projet peut paraître séduisant, mais il doit prendre en compte le caractère discontinu de cette production, son faible rendement et surtout l’impossibilité actuelle de recycler les panneaux usagés. Il convient certes d’encourager la production des énergies renouvelables, comme par exemple la production hydraulique d’électricité, mais sans en méconnaître les inconvénients. D’une manière générale, c’est une illusion de penser que les solutions aux problèmes que pose l’écologie, sont uniquement d’ordre technique. Toute innovation technologique a ses inconvénients (qu’on essaiera de pallier par de nouvelles inventions qui auront à leur tour des inconvénients…). D’une manière générale, une confiance aveugle dans le progrès technique nous empêche de nous interroger sur le sens et la valeur de ce que nous désirons , entraînés par cette idée sous-jacente que, puisque cela devient possible, pourquoi nous en priverions-nous ?

 

 

A lire et à voir :

 l'article concernant le lac du Bourget et Acclame du 16 aout 2020 sur le blog: ecolosdesalpages.wordpress.com

ASSEMBLEE  GENERALE  DU  26  SEPTEMBRE  2020

 

 

L'assemblée générale annuelle de l'association s'est tenue le samedi 26 septembre 2020 sur les bords du Canal de Savières. C'est devant une vingtaine d'adhérents qui avaient bravé les difficiles conditions atmosphériques et sanitaires que le président a présenté les différents rapports  concernant l'année écoulée, lesquels ont été adoptés à l'unanimité. L'assemblée générale a également reconduit les 11 membres du conseil d'administration qui se réunira le 10 octobre pour élire le bureau. 

 

 

 

 

 

 

 

ASSEMBLÉE GÉNÉRALE 2020 - RAPPORT MORAL

 

Pour ouvrir notre assemblée générale de 2020, je voudrais vous remercier très sincèrement, vous adhérents et sympathisants d’ACCLAME, de vous être déplacés malgré des conditions qui ne favorisent pas les rassemblements. Nous n’oublions pas les personnes qui, pour toutes sortes de raisons, n’ont pas pu être présentes ce matin parmi nous. Nous avons une pensée pour eux, tout spécialement pour nos parrains, Claude Lorius et Gilles Clément, et pour ceux qui nous ont quittés ces derniers temps.

Par votre présence, vous manifestez votre soutien au combat que nous menons depuis presque 20 années pour sensibiliser la population à la préservation notre environnement naturel et historique, pour améliorer et promouvoir l’excellence de sa gestion et de ses aménagements, comme le signifie le nom de notre association : Amis de la Chautagne, du Canal et du Lac, Associés pour Meilleur Environnement. Ce combat, dont le rapport d’activité présente différentes facettes, nous le menons dans un esprit de bienveillance, mais avec détermination, sans oublier une dose indispensable d’humour et de confiance en l’avenir.

ACCLAME ne sollicite et ne reçoit aucune subvention pour garder une totale liberté de parole et d’action. L’association ne vit que par l’engagement de ses membres, qui peut revêtir plusieurs formes : soutien financier par le paiement de la cotisation, participation aux actions décidées par le CA, propositions de réflexions et d’actions sur des thèmes qui vous paraissent importants, participation aux réunions du CA. Tout cela suppose que l’information circule au sein de l’association, par l’envoi de lettres régulières adressées aux adhérents, par la consultation de son site et de sa page Facebook.

 

Nous avons la chance d’habiter une belle région : ces lieux, ces paysages, nous les devons à ceux qui nous ont précédés. Qu’allons-nous transmettre à ceux qui nous suivront ? Puisse cette petite région de Savoie à laquelle nous sommes attachés devenir par notre action commune et persévérante un endroit où nous pourrons mener une vie plus belle, plus intense, plus apaisée, plus fraternelle. Soyons acteurs avant qu’il ne soit trop tard !

 

 

 

 

ASSEMBLÉE GÉNÉRALE 2020 - RAPPORT D’ACTIVITÉ

 

L’activité de l’association a été grandement perturbée par le confinement dû à la crise sanitaire. Néanmoins, le CA a pu se réunir 4 fois depuis la dernière assemblée générale en novembre 2019. Nous avons envoyé 5 courriers : au Dauphiné, aux candidats aux municipales, à la DREAL, à Grand Lac (recours gracieux concernant le classement de la zone du Clos Fleury à Aix-les-Bains) et à la mairie de Brison-Saint-Innocent. Nous avons eu des entretiens avec Mr Chevalier, candidat aux municipales à Brison-Saint-Innocent, avec la municipalité de Brison-Saint-Innocent et avec le bureau d’études AGATE. Nous avons participé au comité de gestion de la ferme Gigot le 10 décembre 2019 , au forum des associations de Brison-Saint-Innocent le 4 septembre 2020, aux ateliers organisés par Grand Lac sur l’avenir du lac à Ruffieux le 21 septembre 2020.

Concernant les municipales, nous avons donc transmis aux candidats d’Aix-les-Bains et de Brison-Saint-Innocent, les propositions sélectionnées par les adhérents dans la liste établie par le Pacte pour la transition écologique (rédigé par plusieurs dizaines d’associations au niveau national) :

- protection du patrimoine naturel en favorisant l’installation de filières paysannes (bio et locales) rémunératrices pour les agriculteurs et les maraîchers

- protection de la ressource en eau

- préservation des trames vertes (couvert végétal), bleues (cycle de l’eau), brunes (qualité des sols), noires (limiter l’éclairage nocturne) pour redonner toute sa place au vivant sur le territoire

- mettre fin aux projets et infrastructures qui augmentent les émissions de gaz à effet de serre et font reculer la biodiversité

- soutenir les rénovations à haute efficacité énergétique en accompagnant les ménages en situation de précarité  énergétique

- renforcer l’offre, l’accès et l’attractivité des transports en commun

- donner la priorité aux mobilités actives (marche, vélo)

Dans notre contribution à l’enquête sur l’avenir du lac à l’horizon 2030, nous avons développé notre vision du lac : il se présente d’abord comme une étendue d’eau que l’on peut exploiter de diverses manières (comme une ressource en eau et en énergie,  et comme un support d’activités nautiques et touristiques), mais c’est aussi un formidable réservoir de biodiversité (faune aérienne, terrestre, aquatique, flore) et un site remarquable qui conserve un aspect sauvage et romantique pouvant contribuer à une expérience renouvelée de notre rapport à la nature. Et il nous faut alors être vigilants sur la qualité de l’eau (menacée par différentes pollutions), sur la détérioration des berges (particulièrement sur le canal), sur le contrôle des niveaux de l’eau, sur les activités nautiques (bannir les moteurs thermiques, favoriser les activités douces) et sur les aménagements des rives (qui ne doivent pas porter atteinte à la richesse des écosystèmes).

Certains des dossiers que nous avons suivis, n’ont pas eu la conclusion que nous souhaitions : la ferme Pégaz au centre de Saint-Innocent ne sera pas restaurée mais détruite (nous demandons à ce que l’on garde la mémoire du lieu et que l’endroit soit végétalisé) ; notre recours gracieux contre le classement de la zone des Bords du lac à Aix-les-Bains a été rejeté, le juge ayant estimé qu’il n’y avait pas d’erreur manifeste d’appréciation. Quant à la prolongation du sentier Au fil de l’eau, que nous n’avions pas demandée (le règlement de la fréquentation du premier tronçon n’étant pas toujours appliqué), nous soutenons néanmoins le tracé le long de la voie de chemin de fer dans l’étang de Quisard qui semble le moins impactant. Cette prolongation aura également le mérite d’aménager la zone des Bauches en ouvrant le Bachet à l’air libre.

 

 

 

Bonne et heureuse année à vous tous et à ceux qui vous sont chers !

 

Nous pouvons contribuer à ce que cette année 2020 soit bonne et heureuse en prenant soin de nous, de nos relations, de notre environnement, en décidant d’adopter des « gestes verts » dont notre enquête sur le cadre de vie de mars dernier donnait de nombreux exemples (pour le jardin, récupérer l’eau de pluie pour arroser, refuser les herbicides,.. ; pour la maison, modérer sa consommation d’électricité, son chauffage, diminuer la production de déchets,… ; pour les déplacements, favoriser le vélo ou à la marche, mieux organiser ses déplacements en voiture,…). Certes tous ces gestes ne sont pas suffisants pour lutter contre le réchauffement climatique, la perte de biodiversité, la dégradation de la qualité de l’air et de l’eau. Les problèmes écologiques ne peuvent se résoudre qu’à l’échelle collective et politique, et notre enquête montrait bien que les pouvoirs publics doivent prendre des mesures d’interdiction, de facilitation, d’incitation, dont le bien-fondé doit être vérifié par un débat démocratique. Mais il reste nécessaire que chacun ajuste sa manière de voir et de se comporter en fonction des enjeux écologiques. Cette conversion individuelle de notre mode de vie peut avoir une valeur d’exemplarité en montrant concrètement les avantages de la sobriété et de la modération. Enfin tous ces gestes verts nous redonnent le sens de notre dignité en montrant que nous sommes capables de nous conduire de manière responsable.

 

Alors, ensemble, à l’échelle qui est la nôtre, nous pouvons, avec bienveillance et détermination, faire que cette année soit bonne !

 

 

 

 

 

Synthèse des réponses à l'enquête sur notre cadre vie 

 

L’eau, indispensable à la vie, essentielle à la santé.

 

La principale préoccupation exprimée (77%) concerne la qualité de l’eau et le risque de pollution due à l’agriculture, aux traitements de l’eau insuffisants , à la circulation automobile.

D’une manière générale, il ressort des réponses qu’il vaut mieux protéger la ressource en eau plutôt que de la traiter (les traitements ne peuvent pas éliminer tous les rejets toxiques). Il est demandé :

- de faire des analyses complètes de l’eau,

- de développer les filtres verts dans les jardins,

- de privilégier une agriculture raisonnée qui évite de polluer tout en économisant l’eau.

Cela conduit à refuser les herbicides (75%) et à utiliser des produits nettoyants biodégradables (69%).

 

Autre grande préoccupation : la quantité de l’eau mise à notre disposition. Si le risque de pénurie n’apparaît pas le plus important (51%), il faut tout de même éviter le gaspillage (67%)

- en récupérant l’eau de pluie pour les arrosages et certains usages domestiques (81%),

- en économisant la consommation tant à l’intérieur des habitations (douches, programmes économiques : 74%) qu’à l’extérieur (lavage des voitures, arrosages : 59%), ce que l’on peut obtenir par une tarification progressive (58%),

- en privilégiant pour les espaces verts et le fleurissement des plantations résistant à la sécheresse (71%) avec une végétation adaptée au climat de la région et des espèces indigènes.

Il convient de réduire les fuites chez soi (70%) et dans le réseau de distribution (74%), donc bien choisir le gestionnaire de ce réseau qui peut être Grand Lac lui-même (64%).

Enfin il convient de limiter l’imperméabilisation des sols pour favoriser l’infiltration des eaux de pluie et conserver des sols vivants, en privilégiant les revêtements perméables (63%) pour les rues, les parkings publics et privés, les terrasses, et de favoriser le ruissellement des eaux pluviales à l’air libre (53%).

 

Une ville et des villages où il fait bon vivre.

 

Concernant l’urbanisme, la principale préoccupation concerne la densification de l’habitat (70%) avec le manque d’espaces verts (60%) et de places de parking (53%). Il faut donc éviter d’abattre trop d’arbres (52%) et replanter le même nombre (ou plus), respecter (dans les anciens quartiers) et imposer (dans les nouveaux) un minimum d’espaces naturels : parcs, trottoirs jardinés et ombragés (64%), et même créer des lieux de rencontre et de convivialité (50%).

 

Concernant l’habitat lui-même, il faut favoriser une architecture esthétique qui respecte l’intimité de chacun (65%) et qui soit économe en énergie (71%), d’où la demande d’aides (financières et techniques) pour l’isolation des bâtiments (66%) et l’appel aux énergies renouvelables (64%), par exemple en équipant les toits en panneaux solaires.

 

Il vaut mieux rénover plutôt que bétonner (par exemple en favorisant la réfection des façades). Dans le PLUi, il faut inscrire un droit à la lumière et réduire l’exposition aux divers rayonnements électromagnétiques.

 

Enfin il faut veiller à ce que chacun entretienne son lieu et que soient réellement sanctionnées les incivilités. Dans cette perspective, une autre demande apparaît : faire respecter le tri des déchets dans les immeubles et les quartiers (66%), en y incitant et en vérifiant. Il vaudrait d’ailleurs mieux réduire la production de déchets (66%) et chercher à les valoriser (compostage public par exemple). Dernière remarque : la pollution lumineuse est gênante, inutile et coûteuse (57%).

 

Des déplacements doux, des transports pratiques et respectueux de l’environnement :

 

Le problème majeur est celui d’une utilisation excessive de la voiture (91%), surtout avec un seul occupant, qui entraîne des embouteillages et des des difficultés à se garer mais qui est pourtant nécessaire parce qu’il n’y a pas d’alternative à cause de la distance et des horaires des déplacements contraints (pour le travail mais aussi par manque de services et de commerces de proximité : 86%). On note que les déplacements à vélo, pourtant plébiscités (95%), s’effectuent souvent dans des conditions dangereuses (81%).

 

Les solutions envisagées sont :

- la création et l’entretien de voies piétonnes et cyclables végétalisées (93%),

- la densification des transports en commun (pas forcément avec de grands cars) : 83 %, par des rotations régulières de minibus et de navettes,

- le rétablissement des petites gares entre Culoz et Chambéry, des trains plus fréquents sur les axes Aix-Seyssel, Aix-Chambéry, Aix-Annecy (et donc des parkings plus accessibles près des gares),

- le développement du covoiturage (74%) à condition qu’il soit fiable, sécurisé et clairement indiqué, et du transport à la demande (74%) avec un système moins dissuasif que l’actuel.

Autre demande : éliminer les véhicules les plus polluants (78%) à commencer par le diesel avec des aides en conséquence et les véhicules trop sonores.

 

 

 

 

 

 

 

 

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