LES AMIS DE LA CHAUTAGNE, DU CANAL, DU LAC, ASSOCIES POUR UN MEILLEUR ENVIRONNEMENT
LES AMIS DE LA CHAUTAGNE, DU CANAL, DU LAC, ASSOCIES POUR UN MEILLEUR ENVIRONNEMENT

 

Bonne et heureuse année à vous tous et à ceux qui vous sont chers !

 

Nous pouvons contribuer à ce que cette année 2020 soit bonne et heureuse en prenant soin de nous, de nos relations, de notre environnement, en décidant d’adopter des « gestes verts » dont notre enquête sur le cadre de vie de mars dernier donnait de nombreux exemples (pour le jardin, récupérer l’eau de pluie pour arroser, refuser les herbicides,.. ; pour la maison, modérer sa consommation d’électricité, son chauffage, diminuer la production de déchets,… ; pour les déplacements, favoriser le vélo ou à la marche, mieux organiser ses déplacements en voiture,…). Certes tous ces gestes ne sont pas suffisants pour lutter contre le réchauffement climatique, la perte de biodiversité, la dégradation de la qualité de l’air et de l’eau. Les problèmes écologiques ne peuvent se résoudre qu’à l’échelle collective et politique, et notre enquête montrait bien que les pouvoirs publics doivent prendre des mesures d’interdiction, de facilitation, d’incitation, dont le bien-fondé doit être vérifié par un débat démocratique. Mais il reste nécessaire que chacun ajuste sa manière de voir et de se comporter en fonction des enjeux écologiques. Cette conversion individuelle de notre mode de vie peut avoir une valeur d’exemplarité en montrant concrètement les avantages de la sobriété et de la modération. Enfin tous ces gestes verts nous redonnent le sens de notre dignité en montrant que nous sommes capables de nous conduire de manière responsable.

 

Alors, ensemble, à l’échelle qui est la nôtre, nous pouvons, avec bienveillance et détermination, faire que cette année soit bonne !

 

 

 

 

 

Synthèse des réponses à l'enquête sur notre cadre vie 

 

L’eau, indispensable à la vie, essentielle à la santé.

 

La principale préoccupation exprimée (77%) concerne la qualité de l’eau et le risque de pollution due à l’agriculture, aux traitements de l’eau insuffisants , à la circulation automobile.

D’une manière générale, il ressort des réponses qu’il vaut mieux protéger la ressource en eau plutôt que de la traiter (les traitements ne peuvent pas éliminer tous les rejets toxiques). Il est demandé :

- de faire des analyses complètes de l’eau,

- de développer les filtres verts dans les jardins,

- de privilégier une agriculture raisonnée qui évite de polluer tout en économisant l’eau.

Cela conduit à refuser les herbicides (75%) et à utiliser des produits nettoyants biodégradables (69%).

 

Autre grande préoccupation : la quantité de l’eau mise à notre disposition. Si le risque de pénurie n’apparaît pas le plus important (51%), il faut tout de même éviter le gaspillage (67%)

- en récupérant l’eau de pluie pour les arrosages et certains usages domestiques (81%),

- en économisant la consommation tant à l’intérieur des habitations (douches, programmes économiques : 74%) qu’à l’extérieur (lavage des voitures, arrosages : 59%), ce que l’on peut obtenir par une tarification progressive (58%),

- en privilégiant pour les espaces verts et le fleurissement des plantations résistant à la sécheresse (71%) avec une végétation adaptée au climat de la région et des espèces indigènes.

Il convient de réduire les fuites chez soi (70%) et dans le réseau de distribution (74%), donc bien choisir le gestionnaire de ce réseau qui peut être Grand Lac lui-même (64%).

Enfin il convient de limiter l’imperméabilisation des sols pour favoriser l’infiltration des eaux de pluie et conserver des sols vivants, en privilégiant les revêtements perméables (63%) pour les rues, les parkings publics et privés, les terrasses, et de favoriser le ruissellement des eaux pluviales à l’air libre (53%).

 

Une ville et des villages où il fait bon vivre.

 

Concernant l’urbanisme, la principale préoccupation concerne la densification de l’habitat (70%) avec le manque d’espaces verts (60%) et de places de parking (53%). Il faut donc éviter d’abattre trop d’arbres (52%) et replanter le même nombre (ou plus), respecter (dans les anciens quartiers) et imposer (dans les nouveaux) un minimum d’espaces naturels : parcs, trottoirs jardinés et ombragés (64%), et même créer des lieux de rencontre et de convivialité (50%).

 

Concernant l’habitat lui-même, il faut favoriser une architecture esthétique qui respecte l’intimité de chacun (65%) et qui soit économe en énergie (71%), d’où la demande d’aides (financières et techniques) pour l’isolation des bâtiments (66%) et l’appel aux énergies renouvelables (64%), par exemple en équipant les toits en panneaux solaires.

 

Il vaut mieux rénover plutôt que bétonner (par exemple en favorisant la réfection des façades). Dans le PLUi, il faut inscrire un droit à la lumière et réduire l’exposition aux divers rayonnements électromagnétiques.

 

Enfin il faut veiller à ce que chacun entretienne son lieu et que soient réellement sanctionnées les incivilités. Dans cette perspective, une autre demande apparaît : faire respecter le tri des déchets dans les immeubles et les quartiers (66%), en y incitant et en vérifiant. Il vaudrait d’ailleurs mieux réduire la production de déchets (66%) et chercher à les valoriser (compostage public par exemple). Dernière remarque : la pollution lumineuse est gênante, inutile et coûteuse (57%).

 

Des déplacements doux, des transports pratiques et respectueux de l’environnement :

 

Le problème majeur est celui d’une utilisation excessive de la voiture (91%), surtout avec un seul occupant, qui entraîne des embouteillages et des des difficultés à se garer mais qui est pourtant nécessaire parce qu’il n’y a pas d’alternative à cause de la distance et des horaires des déplacements contraints (pour le travail mais aussi par manque de services et de commerces de proximité : 86%). On note que les déplacements à vélo, pourtant plébiscités (95%), s’effectuent souvent dans des conditions dangereuses (81%).

 

Les solutions envisagées sont :

- la création et l’entretien de voies piétonnes et cyclables végétalisées (93%),

- la densification des transports en commun (pas forcément avec de grands cars) : 83 %, par des rotations régulières de minibus et de navettes,

- le rétablissement des petites gares entre Culoz et Chambéry, des trains plus fréquents sur les axes Aix-Seyssel, Aix-Chambéry, Aix-Annecy (et donc des parkings plus accessibles près des gares),

- le développement du covoiturage (74%) à condition qu’il soit fiable, sécurisé et clairement indiqué, et du transport à la demande (74%) avec un système moins dissuasif que l’actuel.

Autre demande : éliminer les véhicules les plus polluants (78%) à commencer par le diesel avec des aides en conséquence et les véhicules trop sonores.

 

 

 

 

 

 

 

 

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